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2012 centenaire du Domaine de Pribat

Ceps de pères en fils


Publié le 08/09/2012 à 06h00 par


La famille Abadie développe le Pribat depuis cent ans. Portes ouvertes demain


Ceps de pères en fils


Dans le désordre générationnel et de gauche à droite : Bernard, Bernadette, Clément, Bertrand, Gaëlle et Julien, tous Abadie, au milieu de la vigne bientôt vendangée du domaine de Pribat.


© Photo photo loïc dequier



Pour bien faire, ce ne sont pas des phrases qu'il faudrait semer mais un arbre généalogique. À une des racines, on écrirait le nom du très ancien maire de Dax, Théodore Denis, qui a laissé son nom au fameux parc des arènes mais fut aussi propriétaire, au XIXe siècle, du domaine de Pribat, à Bénesse-lès-Dax. La métairie fut vendue par ses descendants le 23 novembre 1912 à Jean Abadie, jusque-là cultivateur à Heugas. Depuis, la propriété prospère toujours sous le même patronyme.


Arrière-petit-fils de Jean, Bertrand Abadie a repris en 1993 les rênes longtemps tenues par son grand-père, Jules-René, puis son père Bernard. En cent ans, l'exploitation est passée de 6 à 100 hectares, dont une quarantaine en location. Bernard avait lâché l'élevage dans les années 1970. Son fils Bertrand a développé la vigne en parallèle au maïs. 7 hectares d'où finit par couler du vin blanc, rouge et rosé, qui a su séduire les palais sous l'IGP Landes Coteaux de Chalosse, et se vend à 90 % en direct sur le site et les marchés. « On a mis tous les moyens pour améliorer la qualité, commente l'actuel maître des lieux. Avec mon père, on a défait, refait, recommencé. Mais tout ce qu'on a essayé a toujours porté des fruits. »


« À ceux qui ont transpiré »


À l'approche du centenaire de l'exploitation Abadie, une idée a donc germé dans la tête de Bertrand et son épouse Gaëlle, 42 et 38 ans : fêter en grand cet anniversaire avec des journées portes ouvertes sur un patrimoine et une passion transmis de père en fils. Une façon de se faire connaître autrement que par le bouche-à-oreille, mais surtout un moyen de saluer le travail des générations antérieures. « Cette fête, cela fait plus d'un an qu'on y pense. C'est avant tout un hommage à tous ceux qui ont bâti ce domaine et ont transpiré avant nous pour qu'on en arrive là », reprend Bertrand Abadie.


Le jeune agriculteur porte ce prénom en mémoire du second mari de son arrière-grand-mère, Bertrand Lanot, militaire, qui épousa Augustine Abadie, veuve de Jean, l'acquéreur du domaine du Pribat en 1912, tombé à Verdun en 1916. C'est là qu'il faut retourner au pied de l'arbre généalogique ! Fils unique de Jean et Augustine, Jules René Abadie reprit le flambeau de la ferme avec son épouse Suzanne-Lucie. C'est leur fils Bernard, « retraité hyperactif », qui a réellement développé l'exploitation en superficie dans les années 1970 : « Le mot d'ordre, c'était alors l'agrandissement. »


Dans le rôle de l'indispensable second et de l'actuelle mamie « cantinière », son épouse Bernadette. C'est le cadet de leurs trois enfants, Bertrand donc, qui a repris le Pribat, lui qui ne se sentait bien que sur un tracteur ou un terrain de rugby. Le goût pour la culture de la vigne est venu en la travaillant avec les conseils d'un œnologue gersois. Après un licenciement économique et une formation en comptabilité agricole, son épouse Gaëlle travaille aussi sur l'exploitation et gère les deux gîtes ouverts près des deux maisons familiales.


Une « success story » qui a, bien sûr, connu ses coups de mou. « Plusieurs fois, on était prêts à jeter l'éponge, reprend Bertrand. Il a fallu taper du poing sur la table des banques. J'ai demandé à mon conseiller de venir sur le terrain. Ils ont vu qu'on avait un outil de travail viable. De là, ils sont devenus des partenaires. » La relève ? Elle est tout en haut de l'arbre. Clément et Julien Abadie, 11 et 7 ans, qui savent déjà actionner la porte du chai.

Rédigé le  2 fév. 2015 9:59 dans Presse  -  Lien permanent
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Le Domaine de Pribat participe au marché de pays, à Dax

Quand les producteurs de pays viennent en ville Gastronomie 100 % landaise


Publié le 28/08/2013 à 06h00 par


La place Roger-Ducos accueillera demain soir le marché des producteurs de pays, marque qui réunit des agriculteurs locaux attachés au respect de bonnes pratiques.


Quand les producteurs de pays viennent en villeGastronomie 100 % landaise


Propriétaire du domaine Pribat, à Bénesse-lès-Dax, la famille Abadie privilégie le contact direct avec les consommateurs pour proposer ses vins.


© Photo photo philippe salvat



Garantir la qualité des produits, tout en privilégiant les circuits courts. Tel est, en résumé, l’esprit des marchés des producteurs de pays, développés depuis 2008 par les Chambres d’agriculture, en lien avec le réseau Bienvenue à la ferme. Véritables vitrines du savoir-faire de nos terroirs, ces marchés réunissent exclusivement des producteurs locaux qui s’engagent à respecter une charte de bonnes pratiques, exigeant notamment que les produits présents proviennent directement et exclusivement des exploitations.

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Depuis quelques années, le concept a essaimé dans toutes les Landes. Cette année, ce sont ainsi 33 rendez-vous gourmands qui sont proposés de mi-juin à fin octobre. Fort d’un premier succès l’an dernier, le marché remet le couvert dans la cité thermale demain, place Roger-Ducos, de 18 à 23 heures.


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Propriétaires du domaine Pribat et de ses 7 hectares de vigne à Bénesse-lès-Dax, Bertrand et Gaëlle Abadie ont repris l’exploitation familiale en 1993 et ont depuis renouvelé tout le vignoble en changeant le cépage. Un travail de longue haleine qui leur a permis d’améliorer la qualité de leurs vins, qu’ils peuvent valoriser au sein de l’Association des marchés de producteurs de pays depuis maintenant quatre ans.


« C’est une marque reconnue, qui permet de se faire connaître et de dynamiser la clientèle, explique le couple. C’est toujours intéressant d’avoir un lien direct avec les consommateurs. On les reçoit déjà chez nous, pour leur faire visiter le domaine, mais dans les marchés, on rencontre toujours des gens venus parfois de loin et qui peuvent toujours être des clients potentiels. Et certains sont contents de nous voir chaque année, il y a une fidélisation qui s’opère. On s’est aussi créé un réseau grâce à ces marchés. »


Installée à Garrosse en 2005, Mélanie Poissonnet produit de son côté 2,5 tonnes d’escargots par an, partagées en deux races. Demain, sur le marché, elle cuisinera les petits-gris en sauce, devant les visiteurs. « Je ne fonctionne qu’en vendant directement aux consommateurs. Pour moi, ce mode de commercialisation est le seul système valable, étant donné que mon produit n’est pas très connu. Quand on fait de l’escargot, de toute manière, il n’y a que comme ça que l’on peut s’en sortir. Passer par des intermédiaires, c’est moins rentable. »


Depuis quelques années, on constate un engouement grandissant pour la vente directe de produits fermiers, que les agriculteurs expliquent par la volonté, de la part des consommateurs, qu’on leur garantisse de la qualité. « En venant nous voir directement, les gens vont savoir d’où vient le produit, comment il est préparé, et comprendre notre manière de travailler, indique Mélanie Poissonnet. Et puis le fait que je cuisine moi-même les escargots, qu’ils soient prêts à consommer, ça en arrange beaucoup ! »


Bertrand et Gaëlle Abadie insistent aussi sur le côté convivial de l’échange. « C’est mieux que de se retrouver en rayon de grande surface, sans savoir quoi acheter. Là, le consommateur sait ce qu’il boit, puisqu’on lui aura expliqué comment on conçoit notre vin. Et parfois, les gens sont à 10 000 lieues de savoir comment ça marche exactement. »


Rédigé le  2 fév. 2015 9:58 dans Presse  -  Lien permanent
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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, àconsommer avec modération.

La consommation de boissons alcoolisées pendant lagrossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur lasanté de l’enfant.

Vendre ou offrir à des mineurs de moins de dix-huitans des boissons alcoolisées est interdit.